- 2005–2007Boom des matières premières : l'Alberta s'envole (+41 % en 2006), le huard atteint la parité avec le dollar américain ; le Québec croît sagement à 4–8 % par an.
- Sept. 2008Faillite de Lehman Brothers ; la crise financière mondiale atteint le Canada. Les prix corrigent dans l'Ouest ( % à Calgary) ; simple pause au Québec.
- 2009La Banque du Canada porte son taux directeur à 0,25 %, plancher historique ; l'amortissement maximal assuré, porté à 40 ans en 2006, est ramené à 35 ans (2008) — premier d'une série de resserrements macroprudentiels.
- 2010–2012Resserrements successifs des règles hypothécaires (amortissement 35 30 25 ans pour les prêts assurés) ; mini-boom de la RMR de Québec, qui gagne plus de 60 % entre 2008 et 2012.
- 2013–2015« Décennie lente » québécoise : environ +3 % par an ; chute du pétrole en 2014–2015, l'Alberta cale ; Toronto et Vancouver accélèrent.
- 2016Vancouver impose une taxe de 15 % aux acheteurs étrangers ; l'indice y culmine puis fléchit ; l'argent se déplace vers Toronto.
- 2017Fair Housing Plan ontarien (avril) : Toronto corrige de 9 % ; Montréal, pour la première fois, ne suit pas — premier signe du découplage documenté au chapitre 11.
- 2018Entrée en vigueur du test de tension hypothécaire (ligne directrice B-20) pour les prêts non assurés ; Vancouver entame une correction de 17 % (2017–2019).
- Mars 2020Pandémie de COVID-19 : taux directeur ramené à 0,25 %, assouplissement quantitatif, confinements. Après deux mois de gel, les prix repartent violemment partout.
- 2021Année record : +23 % au Canada, +20 à +30 % dans les régions québécoises ; télétravail et « effet beigne » (Ramani et Bloom, 2021) redessinent la géographie de la demande ; l'inflation sort de la cible au printemps.
- Févr.–mars 2022Sommet des prix canadiens (février) ; première hausse de taux (mars) : début du resserrement le plus rapide de l'histoire moderne de la Banque du Canada (+425 points de base en 2022).
- 2022–2023Correction : % de glissement annuel au Canada au creux ; plateau de neuf mois au Québec ( %) ; entrée en vigueur (janv. 2023) de l'interdiction d'achat par des non-résidents ; taux directeur culminant à 5 % (juill. 2023).
- 2023–2024Choc démographique : croissance de la population de 2,8 % puis 3,0 % — record depuis les années 1950 ; les loyers s'envolent ; les prix québécois repartent dès la mi-2023.
- 2024–2025Détente monétaire graduelle ; réduction des cibles d'immigration (la croissance démographique retombe sous 1 % en 2025) ; le Québec mène les hausses canadiennes (RMR de Québec : +16 % en 2025) ; en mars 2025, l'IPP québécois dépasse l'IPP canadien pour la première fois.
- 2026Taux court autour de 2¼ % ; sommets historiques au Québec (province, Montréal, Estrie, Centre-du-Québec) ; le Canada demeure 20 % sous son pic, Toronto 26 %.
Le marché de l’habitation au Québec · Annexe D
